Mauro Bianchi
Châssis & suspensions
Mauro Bianchi est un ancien pilote automobile italien naturalisé français, ayant poursuivi sa carrière sportive sous licence belge (la famille Bianchi avait quitté Milan en 1950, le père de Mauro travaillant comme mécanicien pour le pilote belge Johnny Claes).
Mauro entre en compétition pour l'équipe nationale belge : Formule 2 en 1960 sur une Cooper-Climax, puis une course de Formule 1 hors championnat l'année suivante (le Grand Prix de Modène) sur Emeryson-Maserati. Mauro devient ensuite pilote officiel Abarth en 1962 et 1963, étendant ainsi ses exploits en endurance. Il rejoint ensuite la jeune écurie Alpine-Renault dans plusieurs catégories (Formule 3, Formule 2 et endurance). L'accident mortel de son frère aîné Lucien, également pilote, au Mans en 1969, marque la fin de sa carrière de pilote.
Il crée par la suite la suspension contractive, faisant l'objet de plusieurs brevets lui appartenant toujours. Cette suspension originale est montée pour la première fois sur la McLaren GT1 de l'équipe Raffanelli lors de la saison 1997. Le triple champion du monde de F1 Nelson Piquet, qui pilote cette voiture en championnat, remporte les trois dernières courses. Il ne tarit pas d'éloges sur cette révolution du châssis. McLaren installe alors la suspension contractive sur sa Formule 1, la MP4-13, pour la saison 1998... et remporte le titre de champion du monde, ainsi qu'en 1999. La presse spécialisée observe et salue le rôle prédominant de la suspension contractive dans les deux titres de McLaren. À tel point qu'à peine nommé directeur de la Scuderia Ferrari, Jean Todt charge Mauro Bianchi de concevoir une suspension contractive adaptable à la F1 italienne. Avec succès, puisque la Scuderia remporte ensuite 5 titres consécutifs de champion du monde des constructeurs.
La suspension contractive a ainsi révolutionné la F1. Delage a recruté Mauro Bianchi en 2019 pour concevoir la première suspension contractive au monde pour une voiture homologuée route : la D12.
